Lettre n° 4

Lettre n°4 - juillet 2015

Sommaire

1Éditorial – Courage et persévérance
Alexandre Gady, Président de la SPPEF

2Il faudrait en écrire un guide…

3Du national… au particulier

3Pluméliau détruit sa mairie

4Dame Tartine à l’Hôtel de la Marine ?

5Ce n’est pas le moment de desSERREr l’étreinte !

5Pour l’ancien théâtre de Poitiers

6Le « grand Cirque » selon Pierre de Lagarde

6Pour Giono en son « Paraïs »

7Carpentras, un paysage à préserver

7Pendant ce temps, à Sanaa

Editorial d’Alexandre Gady, Président de la SPPEF

Courage et persévérance
La devise de Guillaume le Taciturne n’illustre-t-elle pas l’esprit d’une association de combat telle que la nôtre ?

En ce mois de juin 2015, trois décisions sont en effet venues contredire nos positions sur des dossiers emblématiques. D’abord, les permis de construire un stade de tennis de 5000 places dans le jardin protégé des serres d’Auteuil, au Bois de Boulogne, ont été signés sur injonction du Premier Ministre, contre l’avis de la ministre de l’Écologie, gardienne des sites classés. Ensuite, le Conseil d’État a annulé le 19 juin toute la procédure des recours que nous portions dans l’affaire de la Samaritaine, donnant désormais liberté de bâtir un immeuble de rupture dans la rue de Rivoli. Enfin, la Mairie de Paris a fait revoter (oui) le conseil municipal sur le dossier de la Tour Triangle et – miracle – cette fois, le vote a été positif…

Ces trois dossiers parisiens éclairent bien, hélas, les obstacles que nous rencontrons presque toujours à l’échelle nationale : l’entêtement des politiques, quel que soit leur bord, dans les solutions qu’ils croient bonnes, même quand tout montre le contraire ; la faculté de certains de ne pas appliquer les lois, ou plutôt de se voir autoriser ce que les citoyens lambda ne sauraient obtenir, avec la complicité zélée de l’administration ; enfin, une conception mal entendue de la modernité, mot commode envoyé à la tête des uns et des autres pour les disqualifier. Or modernité signifie trop souvent absence de pensée, voire incantation.

Ces échecs nous rappellent d’une manière aiguë ce que nous croyons juste et ce pour quoi nous nous battons. Ainsi, le respect des lois, des règles et des contraintes, qui sont des marques de civilisation, est fondamental pour notre association. L’absence de règle porte un nom : la jungle. Quant aux recours, qui ont mauvaise presse en ce moment, rappelons qu’ils constituent un élément majeur de notre justice et un des fondements de la démocratie. N’oublions pas, aussi, que ces défaites (provisoires pour certaines) ont été précédées d’éclatantes victoires et que nous avons su convaincre, là, une ministre, ailleurs, les formations plénières d’un Tribunal et d’une Cour d’appel spécialistes de l’urbanisme, ici, les représentants de partis politiques de toute tendance, mais aussi des journalistes et intellectuels influents… C’est une promesse pour l’avenir. Enfin, notre conception du bien public et de l’intérêt général doit nous amener à toujours chercher une solution équilibrée, qui ne force pas la logique et n’insulte pas l’avenir.

C’est pourquoi nous avons souvent raison à long terme, ce qui est évidemment délicat dans une société qui n’est même plus du court terme, mais de l’immédiateté.

À tous, donc, courage et persévérance ! Merci de votre soutien.

Sommaire

1Éditorial – Courage et persévérance
Alexandre Gady, Président de la SPPEF

2Il faudrait en écrire un guide…

3Du national… au particulier

3Pluméliau détruit sa mairie

4Dame Tartine à l’Hôtel de la Marine ?

5Ce n’est pas le moment de desSERREr l’étreinte !

5Pour l’ancien théâtre de Poitiers

6Le « grand Cirque » selon Pierre de Lagarde

6Pour Giono en son « Paraïs »

7Carpentras, un paysage à préserver

7Pendant ce temps, à Sanaa

⋅Directeur de la publication :
Alexandre Gady
⋅Rédacteur en chef, auteur des articles :
Pierre Bénard
⋅Secrétaire d’édition :
Farideh Rava

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