Expansion urbaine et mitage des paysages

Communiqué : Dans les Hauts-de-Seine, sauvons les 200 arbres de la RD 910

Logos ARBRES, GNSA Chaville, Parc Lefebvre, Sites & Monuments

Communiqué du 1er février 2021

La Délégation Sites & Monuments Hauts-de-Seine et le GNSA – Groupe National de Surveillance des Arbres de Chaville – seront présents au rassemblement du dimanche 7 février à partir de 11 heures, Place du Marché, à Chaville (92), dans la poursuite des actions menées dont « Adopte un arbre » de Vivons Chaville qui a rencontré, en 2020, un
vif succès. L’Association Chaville Parc Lefebvre, membre du Collectif citoyen et associatif Chaville Stop béton, engagée dans la préservation des arbres sera également présente.

Malgré les démarches de fond des associations locales et du GNSA, auprès de Madame Borne, Ministre de l’Ecologie, pour sauver les arbres d’alignements de la RD 910, protégés par l’article L. 350-3 du code de l’environnement (voir ici), près de 200 arbres restent aujourd’hui menacés dans le cadre d’un projet de réfection de voierie conduite par le Conseil départemental des Hauts-de-Seine.

Les résultats de l’enquête publique ont été très explicites sur la nécessite de préserver les arbres mâtures dont les arbres de haute tige qui procurent des aménités indispensables en termes de qualité paysagère, d’accueil de la biodiversité, de maintien des températures fraîches lors des périodes de canicules. L’appréciation du commissaire enquêteur remet clairement aux responsables la décision de respecter l’article L. 350-3.

Arbres RD 910 avenue Roger Salengro à Chaville
Arbres de l’avenue Roger Salengro à Chaville (RD 910)

La réaction du département s’est traduite par une baisse du nombre d’abattages sans pour autant respecter cet article : « face à la réaction importante du public, le département a réduit significativement le nombre d’abattage en passant de 284 à 192, soit
92 arbres épargnés (…) ». Aujourd’hui, les permis d’abattre sont d’actualité.

En vertu de l’article L. 350-3 du code de l’environnement et du « Manifeste pour la préservation de la qualité des paysages urbains du grand Paris et de la couronne parisienne » (voir ici), soutenu par nos associations, nous réaffirmons que les arbres ne peuvent être une variable d’ajustement systématique de travaux, mais que les projets doivent s’adapter à eux. Il convient donc de les préserver.

C’est aussi l’occasion de rappeler que les associations, situées au plus près des habitants, jouent un rôle important dans la préservation du cadre de vie, des patrimoines bâti et naturel et qu’à ce titre, elles doivent être entendues.

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