L’esthétique de Paris

Position de la SPPEF

Bâtiment de 1852 en cours de démolition rue de Rivoli. Photo SPPEF (projet Samaritaine)

Paris : absence d'intégration d'un bâtiment à son contexte urbain. Infographie agence SANAA (projet Samaritaine)
Absence d’intégration d’un bâtiment à son contexte rue de Rivoli. Agence SANAA (projet Samaritaine)

Forte de son expérience dans le dossier de la Samaritaine, la SPPEF s’intéresse naturellement à la rédaction des documents touchant à l’urbanisme parisien.

Les bâtiments conçus en rupture se multipliant à Paris, il est aujourd’hui de notre responsabilité de préserver son modèle urbain, universellement admiré, mais battu en brèche localement.

Loin de s’opposer à la création, il s’agit d’utiliser la matrice urbaine de Paris pour susciter une architecture à la fois contemporaine et intégrée à son environnement. Il convient en effet de maintenir les spécificités parisiennes parmi les capitales mondiales, au service de la diversité des formes urbaines.

Lire également, sur ce thème, notre tribune du Monde

Nos propositions de modification du PLU de Paris figurent en bleu dans le texte

PLU DE PARIS : PROPOSITIONS D’ÉVOLUTION

UG.11.1 – Dispositions générales :

Paris est une ville caractérisée par son horizontalité et son homogénéité. Les interventions sur les bâtiments existants comme sur les bâtiments à construire, permettant d’exprimer une création architecturale, peuvent être autorisées doivent contribuer à ce modèle.
L’autorisation de travaux peut ainsi être refusée ou n’être accordée que sous réserve de prescriptions si la construction, l’installation ou l’ouvrage, par sa situation, son volume, son aspect, son rythme ou sa coloration, est de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales.
Notamment, pour éviter de créer ou de laisser à découvert des murs pignons, la hauteur d’une construction projetée en bordure de voie peut être soit réduite, soit augmentée, nonobstant les dispositions de l’article UG.10.2, sans créer de décalage supérieur, en principe, à la hauteur moyenne d’un étage par rapport aux constructions contiguës.
Hors des secteurs de constructions nouvelles, les matériaux apparents et les dispositifs permettant d’assurer leur végétalisation en façade et en toiture doivent être exceptionnels et choisis de telle sorte que leur mise en œuvre permette de leur conserver, de façon permanente, un aspect satisfaisant et respectueux du caractère des lieux.

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